Quel homme cet Homme ! Il vous touche, dans l’instant, là où tout votre être se tapit, si bien que vous n’avez nulle envie d’écrire à son propos. C’est à lui, que vous écririez, quand bien même vous ne vous y trouviez aucun talent. Avec le temps de l’écriture, vous auriez trouvé vos mots pour le dire…
Cher et étonnant Soleil Obscur,
Je vous avais reconnu, dans la nuit, lors de notre première rencontre. On m’avait dit qu’il fallait filmer. Je n’avais pas le temps. Un homme éclairé, qui vous illumine. M’a-t-on dit. Doué d’une capacité au bonheur que l’on ignore, et que pourtant, on ressent intensément, à son approche. Je n’avais pas le temps. Mais je l’ai volé.
Ma Petite Voix Intérieure : T’as pas le droit !
Moi : Je le prends, ne vous déplaise, je danserai la javanaise, j’ai le sentiment que ça me ragaillardira. N’est-il pas intrigant, ce Jean-Paul aux yeux tous petits tous noirs et, miraculeusement brillants, composant sur des textes inédits de… Gainsbarre… Gainsbourg…
Ma Petite Voix Intérieure : T’manières, tu feras ce qui te plaira. Tout ce que j’dis, moi, c’est t’as pas le temps pour le beau. Y’a du boulot !
Il y avait, en effet, du pain sur les planches. Je ne mourrai pas de famines culturelles cette année encore. Mais je l’ai volé. J’ai volé le temps. J’ai volé un jour. Pour vous voir briller, cher Soleil.
Ma Petite Voix Intérieure : Faut toujours que tu te fourres dans des imprévus, t’imagines, en fait, c’est bidon tout ça ? Les gens parlent beaucoup, tu sais, on te l’a dit, ils en font pas autant, hein.
Moi : Les gens, peut être, va savoir. Lui, n’a rien dit. On ne sait rien ou presque. Par contre, il irradie. J’ai envie de le voir à l’œuvre.
Et je vous ai vu. Pas la première fois que je la fais taire, ma petite voix intérieure, c'est toutes des rabat-joies.
Je vous le dis comme c’est, vous portez en vous les changements de votre époque. J’ai grand espoir en vous, et en la puissance de vos émotions, de vos intuitions, et de votre bon sens. J’ai reconnu en vous la suite que je souhaite à l’avenir de l’humanité. Cette conscience que l’émotion est une richesse, si elle se partage, en ce pays où la méfiance raisonnée reste encore maître des relations, et où les silences font mal, aux enfants, c’est vrai, mais aux enfants en nous les vieux, aussi bien. Il paraît que l’inconscient ne grandit plus après l’âge de 6 ans.
Vous irradiez la liesse. La joie populaire, partagée. La fraternité. Et la liberté, en toute responsabilité des causes et des faits.
Il est vrai, que tout cela reste mien. Il est vrai que nous n’avons pas tellement discuté. Il est vrai que nous ne nous connaissons pas. Pourtant, rien de ce que vous ferez encore ne saura me surprendre. Je ressens, intimement, ce que vous serez, tout au long de votre vie, votre chemin, vu d’ici, a l’air tout tracé. C’est le sentier clandestin des distributeurs de petits et grands bonheurs de chaque instant !
Vous êtes l’un de ces gens heureux qui, petit à petit, tout autour d’eux, changent la perception, puis la conception même que l’humanité se fait du monde et de l’individu, au fil des temps.
Il est vrai, nous nous sommes rien dit de tout cela. Nous n’avons échangé que des émotions, au final. Peu de mots. Mais voyez, ça m’en a dit long.
Je vous ai googolé, pour la peine, dès que rentrée. Rien de ce que j’ai appris ne m’a surprise, en effet, mais quel émerveillement !
Vous êtes riche de savoirs, de voyages, de sagesses, de doutes, de réussites, normal, avec un tel sourire, une telle vérité dans tout votre être. J’invite les lecteurs qui ont eu l’audace de s’aventurer dans ce récit intimiste, de lire votre biographie, d’écouter votre voix et votre souffle, et surtout, de regarder ce cours de chant. Jusqu’au bout. La dernière image, vous représente le plus justement. Merci d’exister ! Belle route à vous, où qu’elle vous mène, et des vents doux et inspirants pour vous y pousser !
Ma Petite Voix Intérieure et Moi
Quant à vous, qui lui auriez écrit, aussi, réchauffez-vous bien à la vue de ces tableaux, qui ont vadrouillé aujourd'hui de la Bellevilloise à la Villette, je vous souhaite, de tout cœur, de telles rencontres, écoutez, regardez, ressentez, et... aimez.